lundi 12 avril 2010

Le retour du samedi matin ?

La semaine de quatre jours risque de ne pas faire long feu dans les écoles primaires et les maternelles. Un, la circulaire du 16 mars, relative à la rentrée scolaire 2010, promeut la semaine du lundi au vendredi, incluant le mercredi matin travaillé, dès lors qu’il rencontre « l’adhésion ». Deux, la Peep et la FCPE, les deux grandes fédérations de parents d’élèves, continuent de batailler contre la semaine de quatre jours qu’avait instaurée Xavier Darcos pour la rentrée 2008. Midi Libre a décidé de donner la parole aux parents d’élèves, leurs représentants et ceux des profs qui souhaitent un retour aux quatre jours et demi.

« Moi, j’ai toujours été contre la semaine de quatre jours. » Ariane, 37 ans, mariée et mère de trois enfants, n’a du coup pas sauter de joie lorsque la suppression du samedi matin travaillé est devenue la règle en France. C’était à la rentrée scolaire 2008.
En Languedoc-Roussillon, comme ailleurs dans l’Hexagone, de nombreux départements étaient déjà passés depuis longtemps à la semaine de quatre jours. Mais, à Jacou, près de Montpellier, où Ariane scolarisait ses enfants, ce n’était pas le cas.

« De récupérer le samedi matin, ça a satisfait beaucoup de familles », reconnaît-elle. Car, en tant que représentante de la FCPE, la principale fédération de parents d’élèves, elle avait, avant que Darcos se prononce, organisé un référendum dans son école. Une majorité de parents s’était positionnée en faveur des quatre jours. « Uniquement pour des raisons d’adultes », ajoute-t-elle.
Selon Ariane, en effet, le samedi matin, « c’était le jour où les parents pouvaient rencontrer les enseignants », où les enfants pouvaient aussi nouer une relation un peu différente avec leur professeur. « Ces moments-là manquent aujourd’hui, estime-t-elle. En fait, en instaurant la semaine de quatre jours, l’Education nationale a juste cherché à faire plaisir à certains parents et aux lobbies du tourisme. »

Depuis la rentrée 2008, si les écoliers ne vont plus à l’école le samedi matin, le programme scolaire n’a pas été allégé pour autant, assure le Sniupp, le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et Pegc, qui s'occupe du premier degré. « On peut même dire qu’il a été alourdi », relève Pascal Lesseur, son secrétaire héraultais.

En outre, d’après lui, la charge sur les épaules des écoliers est plus pesante depuis le passage de 26 à 24 heures de cours hebdomadaire, car plus concentrée. Et les heures réservées aux élèves en difficulté, réparties pendant les quatre jours, ne seraient pas réellement efficaces, enchaîne-t-il : « Comme la charge s’est alourdie, ça a mis en difficulté des élèves qui ne l’étaient pas avant. »

Son avis n’est évidemment pas partagé par l’Education nationale. « Les heures réservées aux élèves en difficulté leur permettent de préparer le travail de leur journée, en revoyant, par exemple, les énoncés des exercices qu’ils feront dans la journée, afin qu’ils puissent les comprendre », défend-on à l’inspection d’académie de l’Hérault.

Ariane, elle, ne voit pas les choses ainsi. « Ces heures de soutien sont dispensées avant les heures normales de cours. A l’arrivée, ça fait beaucoup pour des écoliers qui ont des difficultés. » Et cette mère d’une enfant en CM1 et d’une autre en grande section de maternelle d’ajouter : « Heureusement, j’ai la chance d’avoir des filles qui n’ont pas de problèmes et avancent vite. Mais, si elles étaient en soutien scolaire… »

Comme Pascal Lesseur, elle réclame une « vraie réflexion sur l’apprentissage et les rythmes scolaires ». Ils ne sont pas les seuls. En mars, la Peep, la deuxième fédération de parents d’élèves, avait demandé au ministre de l’Education nationale d’organiser des « états généraux sur les rythmes scolaires ». La FCPE, la fédération d’Ariane, avait, elle, lancé en février 2009 « une campagne en faveur de la semaine scolaire de quatre jours et demi ». Sur ce point, elle a en partie été entendue.

Ainsi, une circulaire du ministère, relative à la rentrée 2010, encourage « l'organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin) chaque fois qu'elle rencontre l'adhésion ».

jeudi 1 avril 2010

La "Maison des parents" a ouvert

Le lieu est accueillant, des fauteuils colorés invitent à la détente et à la discussion amicale. Dans un autre coin de la grande salle, des jeux, des livres auxquels les petits enfants ne sauront pas résister, donnent une touche supplémentaire de gaîté à la décoration.

La maison des parents a ouvert ses portes le 9 mars, après deux ans et demi de travail, dans lequel les porteurs de l'idée, parents et professionnels, se sont très investis. Gérée par l'association Mosaïque en Cèze, la maison des parents est un lieu d'écoute, de soutien, d'information et d'échange ouvert à tous les parents, les futurs parents et les grands-parents de façon libre, gratuite et anonyme. Installée dans les locaux de la Maison des Perrières, elle dispose d'un espace documentation, d'un espace offre de services et, bientôt, d'un panneau d'affichage pour les échanges de services entre parents. « C'est un lieu d'échange de savoirs et d'expériences, où on fait circuler la parole, explique Dominique Meyzie, directrice de Mosaïque en Cèze. Mais ce n'est pas un lieu spécifique pour parents à problèmes ».

Les personnes accueillies peuvent s'y rendre pour poser une question sur la parentalité, parler de leurs expériences, obtenir des informations sur toutes les structures qui peuvent être utiles aux parents. « Elles peuvent aussi venir juste pour y prendre un thé ou un café, poursuit la directrice, par exemple lorsqu'ils n'habitent pas Bagnols, mais y amènent leur enfant pour suivre une activité, à la place d'attendre dans la voiture ou de rentrer chez eux ».

Dix-huit accueillantes, dont la moitié sont des parents et l'autre moitié des professionnels, s'alternent en binôme certains jours d'ouverture de la maison. « Notre rôle est de faciliter la parole et les échanges entre personnes accueillies, sans donner de conseils et sans jugements » , précise Emmanuelle Gally, référente de famille du centre social les Passerelles sur Cèze et accueillante à la Maison des parents. Depuis les débuts du projet, un comité de parents s'est créé, il se réunit une fois par mois pour faire part de ce qu'ils aimeraient mettre en place à la maison des parents. C'est d'ailleurs le comité qui a participé à la création de la maquette informative, fier de particper activement au projet. Le mardi 27 avril, la maison des parents proposera un après-midi portes ouverts dès 14 h, suivie à 17 h par l'inauguration.


La maison des parents, Descente des Perrières à Bagnols. Tél. 04 66 79 95 94.

Horaires : mardi de 14 h à 18 h 30 (accueil) ; mercredi de 9 h à 12 h et de 14 à 18 h 30 (permanences info) ; jeudi de 14 h à 16 h (accueil) et de 16 h à 18 h (permanence info) ; vendredi de 14 à 16 h (accueil).

jeudi 25 mars 2010

Les désobéisseurs dans le Gard

Depuis plus d'un an, des enseignants du 1 er degré s'opposent aux programmes scolaires.
Le déclic ? La lettre d'Alain Refalo à son inspecteur d'académie. Dans ce courrier de 2006 intitulé "En conscience, je refuse d'obéir", l'enseignant de Gironde dénonçait « la déconstruction de l'Education nationale ». « Ce jour-là, ça m'a fait un choc, avoue Pierre Gaussorgues. C'était un geste fort, significatif. Je me suis dit "et moi ?" J'y ai pensé avec mes collègues, et puis je me suis lancé, je suis devenu désobéisseur. » Discret, minoritaire, le mouvement des enseignants désobéisseurs - qui refusent d'appliquer des réformes du ministère de l'Education nationale -, débuté l'an passé n'a pas disparu : 87 enseignants (sur 2 650 enseignants en 1 er degré) le suivent dans le Gard, la plus grande majorité est issue du bassin alésien. A Nîmes, l'école maternelle Courbet, avec sept désobéisseurs sur neuf enseignants, semble la plus active. « On se sent un peu désabusés, écoeurés. On n'est pas parvenus à mobiliser plus de collègues, c'est un mouvement qui est mal vu des syndicats, admet la directrice Jo Menut. Mais nous continuons, nous restons mobilisés contre toutes ces dérives. »« Il est vrai que dans l'enseignement, nous ne sommes pas conditionnés à dire "non", mais là, la mission-même de l'apprentissage est mise en cause. »
Hier matin, devant l'inspection académique, une vingtaine s'est retrouvée pour demander la tenue d'Etats généraux de l'école. « Nous dénonçons une régression idéologique, témoigne Laurence Baldit, directrice à Saint-Ambroix. Jusqu'à présent, nous nous opposions à des dérives comptables, des suppressions de postes mais là, ça touche vraiment le fond des programmes. C'est, nous semble-t-il, bien plus grave. » Dans un document qu'elle tient en main, elle cite des exemples concrets : en histoire géographie, le Code civil, premier document mettant fin aux privilèges en France, n'est plus au programme ; « la domination des seigneurs sur les paysans » est intitulée « les relations entre seigneurs et paysans ». En français, la lecture de textes littéraires de 80 lignes inscrite au programme de 2002 se réduit maintenant à 35 lignes. Un autre manifestant souligne l'apparition d'évaluations en grande section, d'un carnet de sixième en classe de CM2... « Quel intérêt si ce n'est de classer les écoles ? Où est l'intérêt de l'enfant ? » Dans le Gard, les désobéisseurs n'ont reçu ni sanctions, ni mutations. A Montpellier, l'un de leurs collègues, Bastien Cazals, qui avait écrit au président de la République, se voit retenir 1 400 € sur salaire pour son action.

samedi 6 février 2010

En Gard rhodanien, 8 classes ferment, 5 ouvrent

28 ouvertures et 29 fermetures annoncées. L'inspection affirme même qu' « à la rentrée 2010, le solde ouverture - fermeture sera positif » . L'accent est mis sur les zones urbaines, avec 8 ouvertures contre 4 fermetures à Nîmes et 2 contre 1 à Alès. Bagnols ne profite pas de ce phénomène et enregistre 1 fermeture. Quand l'inspection annonce que « le Gard est doté de 24 emplois supplémentaires alors que la population scolaire se stabilise » , le SNUipp FSU pointe du doigt « la disparition de 12 postes d'enseignants spécialisés dans les Rased et la suppression de 8 postes de remplaçants » . Reste à savoir ce que fera l'inspection de la variable d'ajustement que constituent les huit "sans postes" à la rentrée.

vendredi 5 février 2010

Fermeture de classe à Saint Victor la Coste

Mercredi, puis jeudi, les parents d'élève de l'école de Saint-Victor-la-Coste se sont mobilisés pour protester contre l'éventuelle fermeture d'une classe dans l'établissement. Et hier, lors de la réunion qui s'est tenue à l'inspection d'académie, la décision est tombée : la classe va fermer.La mobilisation des parents, mais aussi des élus, comme c'était le cas hier, pourrait donc continuer, et ce dès aujourd'hui. Ils comptent en effet manifester leur mécontentement lors du passage de la course cycliste de l'Etoile de Bessèges, vers 13 h à Saint-Victor. Ils envisagent par la suite des actions sporadiques pour défendre l'école de leurs enfants.Pour faire changer d'avis la commission départementale, les parents d'élèves expliquent que dans les calculs effectués, « il manque six enfants qui n'ont pas été comptabilisés et qui seront bien présents à la rentrée en septembre ». Ils misent aussi sur nombre de maisons qui ont été récemment terminées et dont la mise à la location pourrait rimer avec l'arrivée de nouvelles familles, et potentiellement d'enfants. Affaire à suivre.

jeudi 4 février 2010

Vente de photos

Une vente de photos des enfants avec le Père Noël est en cours à l'entrée de l'école.

Des panneaux présentent les photos disponibles.

Réserver auprès des membres de l'APE présents à l'entrée de l'école, près des panneaux.

Tarifs :
1€ la photo 10x15
2€ la photo 13x18

Ouverture, fermeture de classe : décisions ce jour

La nouvelle carte scolaire du Gard rhodanien prendra forme aujourd'hui, après le conseil départemental de l'inspection académique. Inspecteur de la circonscription de Bagnols, Marcel Lotito a reconnu que « la situation d'un certain nombre d'écoles est à l'étude, concernant des ouvertures ou des fermetures », mais sans détailler et apporter plus de précisions. Deux cas ont déjà fait parler d'eux après la mobilisation d'enseignants et de parents d'élèves : Gaujac et Saint-Victor-la-Coste. Rappelant bien que toutes les décisions seront prises aujourd'hui, Marcel Lotito a précisé que « 17 élèves de moins sont prévus à la rentrée prochaine à Saint-Victor. A ce jour, il s'agit juste d'un constat, mais il est vrai que c'est assez important. La fermeture d'une classe donnerait une moyenne de 25 élèves par classe. Sachant que la moyenne des indicateurs départementaux, pour une école de cette taille-là, est de 26,5 ». Au-delà de ce chiffre, une ouverture de classe peut être envisagée. Comme c'est le cas à Gaujac qui présente « une situation relativement "pleine", avec 27 élèves de moyenne ». L'an dernier, plusieurs écoles (Pauline-Kergomard à Laudun et Saint-Michel-d'Euzet notamment) avaient réussi à sauver leurs classes menacées. Une classe avait ouvert à Célestin-Freinet-l'Ancyse à Bagnols.Mais Jules-Ferry, toujours à Bagnols, la maternelle de Tavel, l'école Pasteur des Angles, l'école L'Hermitte de Villeneuve-lès-Avignon et une classe de primaire à Saint-Victor-la-Coste avaient connu des sorts différents et vu des classes être fermées.

mardi 1 décembre 2009

Vente de miel

Comme l'an dernier, l'APE vend du miel à l'entrée de l'école maternelle.

8€ le kilo, payable à la commande.

Livraison à partir du 15 décembre.

Cette vente est destinée à financer des abonnements pour l'école.

L'école a rouvert lundi

Fermée depuis le vendredi 20 novembre, l'école Jules-Ferry a normalement rouvert ses portes hier matin. Seuls quelques élèves étaient encore absents à l'heure de la rentrée, mais, la grippe A semblait ne pas être la seule en cause.
Si aucun établissement scolaire n'est aujourd'hui fermé à Bagnols-sur-Cèze, la surveillance reste de mise pour l'école maternelle Montessori, avec 23 absents sur 95 élèves (24 %) : « Nous avons des cas suspects signalés dans cette école » affirme Emmanuelle Crépieux, adjointe au maire chargée de l'Éducation.Par ailleurs, 34 enfants (264 élèves) sont absents des cours à l'école primaire Célestin-Freinet : « Nous avons également quelques cas suspects dans d'autres établissements de la ville. Mais le week-end n'a pas accéléré le mouvement. Au contraire ».
Reste la maternelle Vigan-Braquet. Deux enseignants sur trois sont absents. Cela ne va pas sans poser des problèmes pour assurer l'accueil des élèves.La municipalité suit de très près l'évolution de la grippe A dans les écoles.

mercredi 25 novembre 2009

Lettre au Préfet du Gard

Mr le Préfet,

Vous avez pris la décision de fermer l'école primaire Jules Ferry à Bagnols/Cèze. Puis dans la foulée, l'école maternelle attenante.

Cette décision, malheureusement tardive, de fermer la maternelle a conduit à l'impossibilité de prévenir les parents dès la sortie de l'école le vendredi. C'est la directrice de l'école, Mme DAZZI, qui a prévenu le samedi les représentants des parents d'élèves afin qu'ils tâchent de passer le message aux parents concerné. De vos services, aucune information. Certains parents ont du ainsi attendre le lundi matin pour découvrir une école fermée, sans avoir eu le temps de s'organiser. Il est regrettable que votre décision ait été si tardive et que vous n'ayez pas pris la peine de la communiquer aux premiers intéressés, à savoir les parents.

Par ailleurs, Mr le Préfet, votre décision de fermeture, si elle respecte la circulaire n° 2009-111 du 25 août dernier, en s'inquiétant du bien-être du plus grand nombre, n'en est pas moins problématique pour certains parents, en particulier les parents d'enfants en parfaite santé.La circulaire citée précise bien les modalités de prise de décision, mais omet de s'intéresser aux conséquences pour les parents d'enfants scolarisés. Elle n'indique pas, par exemple, comment les parents doivent s'organiser pour faire garder leurs enfants fréquentant habituellement l'école.

Car s'il est entendu que l'école maternelle ne constitue en aucun cas une garderie, mais un lieu d'apprentissage, elle est le lieu habituel où les parents voient leurs enfants pris en charge pendant leur temps de travail. Dans la mesure où des parents se voient contraints, par votre décision, de garder ou de faire garder des enfants en pleine santé, ils ne peuvent bien évidemment pas faire valoir auprès de leur employeur leur droit à la garde d'enfant malade. Votre décision, Mr le Préfet, a des conséquences pour les familles.

Aussi voudrez vous bien nous communiquer les moyens mis à disposition des parents pour, sinon éduquer leur enfant comme le ferait l'école, a minima les faire garder sans pénaliser les familles.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, citoyen Bousigues, nos meilleures salutations.

APE Mat-S'KNo

Lettre à Mme CREPIEUX

Mme Crépieux,


Le Préfet du Gard a ordonné la fermeture de l'école primaire Jules Ferry.Puis, dans l'après-midi de vendredi dernier 20/11, il a décidé de la fermeture de la maternelle Jules Ferry.


En tant qu'APE de la maternelle des Escanaux, quelques remarques sur cette décision :

1) Au vu du nombre d'absences sur le site scolaire Jules Ferry, il peut sembler logique de fermer l'école maternelle, en application de la circulaire ministérielle. Ce point n'est pas contesté.

2) Cependant, la décision de fermeture de la maternelle a été tardive. Si tardive que les parents n'ont pu en être informés dès le vendredi à la sortie de la classe, et n'ont donc pu s'organiser. C'est la directrice, Mme DAZZI, qui a du prévenir le samedi matin les représentants des parents d'élèves en les chargeant de répandre la nouvelle. Aucune communication de la part du préfet, et malheureusement aucune de la part de la commune. Heureusement, la proximité du quartier fait que les informations circulent vite. Cependant, quelques parents ont appris la nouvelle à leur arrivée à l'école le lundi matin, par chance sans grande conséquence pratique.
Nous regrettons le manque de communication à destination des parents suite à la décision de fermeture.

3) La décision de fermer une école est une décision importante, qui a des conséquences sur l'organisation des parents, qui doivent trouver un mode de garde pour leurs enfants. Il ne s'agit pas ici de laisser penser que l'école maternelle est une garderie, mais en cas de fermeture, les parents se retrouvent pourtant avec leurs enfants "sur les bras". Pourtant, de nombreux enfants sont en parfaite santé, ce qui prive les parents du droit à congé pour enfant malade.
Nous nous demandons donc pourquoi un mode de garde n'a pas été proposé pour les enfants réputés en bonne santé ?

4) Enfin, dans quelle mesure la commune ou les pouvoirs publics ont ils prévu de dédommager les parents pour les frais engagés pour la garde de leurs enfants, suite à une décision préfectorale qui leur est imposée, sans solution de rechange ? Les jours de travail perdus ou les frais de garde engagés ne peuvent raisonnablement pas être imposés à la population, qui n'est en rien responsable de l'épidémie de grippe A. D'autant que les parents et les enfants appliquent les principes de précaution affichés partout dans l'école (lavage des mains, mouchage, etc.).

Sur tous ces points, nous espérons que nous serons entendus, afin que d'éventuelles prochaines fermetures soient le moins possible contraignantes pour les parents et leurs enfants.

Dans l'attente de votre réponse sur ces points, veuillez agréer, Madame Crépieux, nos salutations les meilleures.

L'APE de la Maternelle des Escanaux

mardi 24 novembre 2009

L'école fermée pour cause de grippe A

L'école maternelle, tout comme l'école primaire, sont fermées jusqu'au 29 novembre.
La classe reprendra le lundi 30 novembre.

Cette décision du préfet est l'application d'une circulaire ministérielle. Le nombre de cas suspects ou avérés de grippe A chez les élèves a conduit à fermer l'école.

Cette décision ne semble pas poser de difficultés particulières aux parents.

Pourtant, elle a été prise tardivement vendredi, et ces mêmes parents n'ont pu être prévenus à 16h30 à la sortie de la classe. C'est le directrice qui a prévenu le samedi matin les représentants des parents, charge à eux de diffuser l'information.

Cependant, aucune solution n'est proposée pour aider les parents à faire garder leurs enfants, alors même que la plupart ne sont pas malades !
« La première chose qu'on nous a dit de faire, le matin, c'est d'aérer », affirme Katia, une des Atsem de l'école maternelle Jules-Ferry. Avec ses collègues, elle était sur le pied de guerre depuis hier matin, à 8 h, pour éliminer le virus H1N1 de l'école. Jouets, crayons, feutres, sols sont désinfectés à l'eau de javel et à l'alcool ménager. « La grippe a commencé doucement il y a deux semaines avec des absences, et vendredi dernier les classes étaient à moitié vides », poursuit-elle. Les assistantes maternelles, en première ligne, racontent : « Les petits avaient de la toux, des maux de tête, et la température montait vite, jusqu'à 39 °C ». Elles désinfecteront jusqu'à mercredi et vont ensuite pulvériser un produit nettoyant avec javel sans rinçage.
L'accès à l'école sera ensuite interdit pendant 48 h. L'école avait, en début d'année, appliqué les consignes de prévention et hygiène concernant l'utilisation de lingettes, de gobelets jetables et de papier essuie tout justement pour prévenir une pandémie.

mardi 1 septembre 2009

C'est la rentrée !

Finies les vacances.

La rentrée a lieu ce jeudi 3 septembre pour les petits.

Quelques informations concernant les travaux réalisés cet été, communiqués par la mairie.

Les tuyaux de chauffage ont été remplacés et enterrés entre le bâtiment B et la maternelle. Montant : 17 800 €. Par ailleurs, des travaux de peinture ont été réalisés dans trois classes et des opérations sur la plomberie dans la cantine.

Nos enfants devraient donc avoir chaud cet hiver.

Bonne rentrée à tous !

vendredi 24 avril 2009

Codolet : Pour les parents, la remplaçante doit rester

Les parents d'élèves de la classe de CM1-CM2 de l'école de Codolet ne décolèrent pas : « Depuis le début de l'année, nos enfants n'ont fait que trois mois du programme », s'inquiète Nathalie Mouné, mère de l'un des élèves.

Dans cette école, la maîtresse titulaire de cette classe est partie en congé maternité au mois de décembre et depuis, cinq remplaçants se sont suivi mais ne sont pas restés. Pour l'heure, une institutrice a été affectée sur le poste jusqu'à la fin de l'année scolaire depuis début mars. Mais trois jours avant les vacances de Pâques, cette dernière est à nouveau en congé maladie. Depuis le début de la semaine, une nouvelle institutrice a pris le relais et semble particulièrement à l'aise avec cette classe que même Nathalie Mouné considère comme «difficile ». Du coup, les parents réclament que l'actuelle remplaçante reste jusqu'à la fin de l'année, alors qu'elle doit terminer son séjour à Codolet ce soir. « Nous ne pouvons pas maintenir cette enseignanteen poste, explique Pierre Hautecoeur, inspecteur d'académie de l'Éducation nationale à Nîmes. D'autant que l'institutrice qui est actuellement en place va être amenée à faire des remplacements ailleurs. M. Lotito, l'inspecteur délégué à Bagnols a déjà reçu les parents et doit les recevoir encore bientôt, nous n'avons pas rompu le dialogue dans ce dossier. » Reste que les parents d'élèves souhaitent manifester leur mécontentement ce matin, devant l'école de Codolet en bloquant l'accès des élèves à la classe. Ils déposeront ensuite une pétition à l'inspection académique à Bagnols.

dimanche 19 avril 2009

Chasse aux rats dans les bâtiments des Estouzilles

Des rats à l'école. C'est la mésaventure qui est arrivée à l'école des Estouzilles. Il y a quelques semaines, le personnel municipal signalait la présence du rongeur dans les bâtiments.

« Oui, il y a eu un problème de rats, confirme Emmanuelle Crépieux, l'adjointe à l'Éducation. Mais depuis, cet incident est réglé. On a fait venir une société de dératisation. »Immédiatement, cette entreprise a été dépêchée sur place. Les professionnels ont donc placé des pièges à l'école, et réussi à canaliser le problème.

jeudi 26 mars 2009

Maternelle et Rased,...

Hier, le conseil départemental de l'Education nationale (CDEN) qui s'est tenu à Nîmes entre l'inspecteur d'académie, le préfet, les syndicats enseignants et les représentants de parents d'élèves a duré plus de quatre heures. Avec des dialogues forcément tendus entre les syndicats - venus pour défendre 56 ouvertures de classes non inscrites sur la liste - et les représentants du ministère. Les deux parties n'affichent pas les mêmes chiffres : quand les premiers ciblent sur une augmentation de 850 élèves pour la prochaine rentrée dans le premier degré, les seconds annonceraient la suppression de 28 postes (pour 432 élèves supplémentaires envisagés).

Les premières tendances confirmeraient la suppression des Rased, ces enseignants spécialisés dans l'aide aux enfants en difficulté, comme l'avait annoncé le ministre Xavier Darcos à l'automne. Trente-cinq postes disparaîtraient dans le Gard (un par réseau), soit un tiers des effectifs Rased.

Même scénario dans les écoles maternelles, avec des classes qui verraient leurs effectifs atteindre 29,5 élèves en moyenne, confirmant le recul de la scolarisation des toutes petites sections : en 1980, 52,7 % de la classe d'âge des deux-trois ans étaient scolarisés, 8,9 % en 2009.
Trois postes de remplaçants sont menacés, malgré le constat réalisé par l'inspection d'académie elle-même : en janvier, par manque de remplaçants, jusqu'à 200 classes sont restées sans enseignants.

mercredi 18 mars 2009

École primaire : une onzième classe réclamée à Freinet

Le conseil d'école du groupe scolaire Célestin-Freinet de Bagnols-sur-Cèze, réuni lundi, a adressé hier un courrier à l'Inspecteur d'Académie pour demander la création d'un poste d'enseignant supplémentaire.
Plusieurs éléments ont été indiqués pour appuyer la demande. Tout d'abord le nombre d'élèves : « Nous avons 270 enfants pour 10 classes cette année, relate Vincent Causse, un des deux directeurs de l'école. En CP et CE1, classes cruciales pour l'apprentissage de la lecture, nous avons 28, 29 et 30 élèves ». Ces trois dernières semaines, en particulier, trois nouvelles inscriptions ont enrichi les effectifs de ces classes.« Nous sommes à peine en marset avons des enfants en difficulté. Nous avons du mal à les aider, vu le nombre »
, poursuit le directeur.
Les prévisions ne sont pas roses pour la rentrée : en septembre 2009, le nombre d'inscrits devrait être de 281. « Mais la réalité a déjà dépassé les prévisions : en 2008, insiste Vincent Causse, on devait avoir 257 élèves et pendant l'été, 13 enfants supplémentaires ont renforcé les effectifs ».

Un autre argument souligné dans le courrier : « Le non-remplacement des enseignants entraîne des effectifs dans les classes restantes bien supérieurs à 30 élèves ». Hier, par exemple, une enseignante de CM1 était absente. Quatre de ses élèves ont dû être accueillis dans une classe de CE1. Les petits ont écouté les leçons d'une enseignante de CE1, assis sur un banc, puisque les 30 autres tables étaient toutes occupées.

Le mercredi 25 mars se réunira un CDEN (comité départemental de l'Éducation nationale) qui peut donner un avis sur le fonctionnement et l'organisation du service public d'enseignement dans l'académie. L'inspecteur d'académie devrait prendre sa décision à la suite de cette réunion.
Les représentants des parents d'élèves ne comptent pourtant pas attendre la réponse sans bouger : ils ont décidé des actions dès ce vendredi.

samedi 14 mars 2009

Éducation - Les parents d'élèves bloquent l'école Jules-Ferry

Édition du samedi 14 mars 2009

DR

J. ROULEAUX

RAPPEL
Jeudi dernier, les parents d'élèves faisaient signer une pétition pour obtenir le remplacement de l'enseignante de CE 2 absente depuis trois semaines Cette fois-ci, ils ont pris le taureau par les cornes. Les parents d'élèves de Jules-Ferry avaient menacé de bloquer l'école s'ils n'obtenaient pas des réponses. Hier matin, ils ont tenu leur promesse. « C'est tout simplement scandaleux, s'agace Saoule Herrenstein, la présidente de l'association des parents d'élèves. Nous avons envoyé une lettre à l'inspecteur d'académie la semaine dernière, mais nous n'avons reçu aucune réponse. » À l'heure où les parents déposent les enfants à l'école, ils ont donc trouvé porte close, avec des banderoles suspendues aux grilles. Emmanuelle Crépieux, adjointe à l'Éducation, avait également fait le déplacement pour apporter son soutien.

Après plus d'une demi-heure de blocage, les parents s'organisent. Hors de question de laisser les cours se dérouler. Une petite délégation se met donc en route vers l'inspection de l'Éducation nationale. Sur place, l'inspecteur absent et injoignable. C'est donc par une conseillère pédagogique que les parents sont reçus. Et contre toute attente, il n'y a pas eu de débat. En effet, l'inspection est en total accord avec les revendications. « C'est une catastrophe. Je n'ai jamais vu ç a », déplore la conseillère. « Est-ce vraiment nos enfants qui doivent subir cette mauvaise gestion ? », s'emporte un père. « Nous aussi on est en colère, on n'est pas entendus », réplique encore la conseillère.

Retour aux Escanaux, où la plupart des enfants de l'école, soit près de 300 têtes blondes, sont toujours bloquées devant les portes. L'association des parents d'élèves refusant toujours de débloquer l'accès, les enfants sont donc rassemblés pour être accueillis en mairie. Le cortège de parents d'élèves, enseignants et écoliers s'ébranle, escorté par la police municipale. Sur le trajet, les enfants scandent aussi : « On veut des remplaçants ! » Les écoliers sont alors répartis dans plusieurs salles, tandis que le maire reçoit les parents d'élèves, visiblement sur son terrain pour les soutenir. Une solution commence à voir le jour. « J'ai eu l'inspecteur d'académie de Nîmes ce matin, annonce le maire. Il m'a promis une personne pour assurer l'accueil dès lundi ». Assurer l'accueil, voilà qui ne rassure pas les parents, ni Pierre Estermann, le directeur de l'école. « Ce n'est plus école qu'il faut marquer, c'est garderie ! » Lundi, si la situation n'est pas décantée, la mobilisation repartira de plus belle. Avec un projet : se rendre à Nîmes, voire au rectorat de Montpellier.

vendredi 6 mars 2009

L'Éducation nationale évoque « un moment très critique »

C'est dans le Midi Libre. Marcel Letito, inspecteur de l'Éducation nationale pour la circonscription de Bagnols, s'exprime.
« Tous les jours, c'est un vrai casse-tête pour trouver des remplaçants pour les professeurs absents. C'est la première chose que je fais tous les matins, en pointant les absents et en essayant de trouver des solutions », déplore-t-il. En effet, entre les congés maternité, mais aussi paternité, c'est déjà « les trois quarts de mon contingent de remplaçants qui est employé », explique Marcel Lotito. Alors mécaniquement, en cas d'arrêt maladie, l'inspecteur n'a plus personne à proposer. Il n'y a donc aucune solution pérenne à ce problème qui touche de nombreux établissements du Gard rhodanien. « On est en train de vivre un moment critique, reconnait Marcel Lotito. Mais maintenant, pour organiser les choses, c'est au niveau ministériel que cela doit se passer. Nous, on est au maximum de ce qu'on peut faire ». L'inspecteur de l'Éducation nationale privilégie toutefois les petites écoles en cas d'absence de professeur. « Lorsqu'il y a une classe unique, c'est une priorité absolue de trouver un remplaçant, parce que dans le cas contraire, c'est l'activité de toute une école qui s'arrête », explique-t-il.

Pas d'espoir donc de trouver des remplaçants providentiels, il faut composer au jour le jour avec le contingent dévolu à la circonscription de Bagnols. En revanche, Marcel Lotito « espère que la situation s'arrangera à la rentrée prochaine ». Il va falloir s'armer de patience...